Expositions - Beaux-Arts
21 Juin 2025
Lyon - Exposition
Musée des confluences
Jusqu'au 19 avril 2026
Pourquoi il-y-a-t-il au large du Cap Corse par 120 mètres de fond, plus de 1400 anneaux d’une vingtaine de mètres de diamètre ?
Laurent Ballesta, le spécialiste depuis 25 ans de la photographie sous-marine, accompagné par une équipe scientifique, a photographié entre 2021 et 2024 la vaste plaine où se dessinent à perte de vue ces anneaux, en faisant une représentation poétique de la vie qui s’épanouit en leurs centres. Formés il y a plus de 8000 ans par des algues calcaires, ces anneaux abritent un monde sous-marin vivant extraodinaire ! L’on découvre ainsi le bleu des profondeurs qui rivalise avec des couleursmagnifiques insoupçonnées !
Cette nouvelle exposition de Laurent Ballesta présentée depuis quelques jours au Musée des Confluences de Lyon, raconte au-travers d’une cinquantaine de photographies et d‘un film passionnant les missions qu’il a mené avec son équipe ainsi que les dernières techniques de plongée qu’il a pu expérimenter au cours de ses expéditions.
La visite de l’exposition organisée autour de différentes séquences, suit les étapes des explorations de ces fonds marins exceptionnels. On découvre ces anneaux « mystérieux » à la géométrie parfaite, dont les centres très blancs sont ceinturés par des cercles sombres. Nous sommes immédiatement émerveillés par la richesse et la beauté des photographies, émus aussi en découvrant ce monde inconnu que l’on imaginait bien sombre et qui, en fait, est d’une richesse colorée incroyable, mis à jour grâce aux faisceaux lumineux des plongeurs. Cette immense plaine sablonneuse des anneaux abrite une biodiversité insoupçonnée dont certains animaux n’ont encore été jamais observés à une telle profondeur.
Laissons-nous guider par ces photographies exceptionnelles qui envoûtent les visiteurs en leur faisant prendre conscience des difficultés rencontrées par les plongeurs qui ont dû vivre enfermés dans un caisson de vie pressurisé avec seulement 5 heurs d’autonomie dans l’eau, équipés de scaphandres électroniques. On imagine facilement leur stupéfaction en découvrant cette forêt d’anneaux. Par leurs investigations, ils en ont percé peu à peu le mystère, en l’attribuant à des suites d’évènement provoquées par toutes les étapes géologiques, par les variations du niveau de la mer et du climat, mais aussi par des algues minuscules.
Une découverte inouïe qui méritait bien d’être relatée dans cette exposition passionnante à découvrir sans tarder !
Brigitte Roussey